Enfants & Femmes

Comment des SMS ont sauvé des milliers de bébés au Rwanda

February-27
04:00 AM 2016

Liberata Musabyimana est l’une des 45.000 agents de santé communautaire (CHW) du Rwanda. Grâce à son travail et celui de ses collègues dans les campagnes de ce petit pays d’Afrique de l’Est, les vies de milliers de nouveau-nés et de femmes enceintes ont été sauvées, comme le raconte le média britannique The Guardian.


Nommés par les comités de villages, ces volontaires ont permis de réduire de manière significative la mortalité infantile : entre 2000 et 2015, le Rwanda est le pays au monde qui a connu la réduction la plus importante de son taux de mortalité chez les bébés de moins de cinq ans et chez leurs mères. Les Nations unis ont estimé à 590.000 le nombre d’enfants rwandais sauvés. Le dispositif couvre aujourd’hui 15.000 villages au Rwanda, comme l’expliquait le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport en 2015.


L’antenne de l’Unicef au Rwanda communique souvent sur ce programme, comme via ce tweet : « Réunion avec les agents de santé communautaire de Mayange sur comment accompagner les femmes enceintes », peut-on lire. Depuis 2009, le ministère de la Santé gère le système RapidSMS et plusieurs améliorations ont été apportées : les CHW peuvent désormais suivre la nutrition des nourrissons ou analyser les causes de décès de femmes enceintes.

Comme on peut le lire sur la plateforme, RapidSMS suit les « mille premiers jours de la vie d’un bébé ». « Nous avons toujours des décès évitables mais RapidSMS nous permet de mieux accompagner les femmes enceintes », a déclaré la ministre de la Santé rwandaise, le Dr Agnes Binagwaho à The Guardian.

Pour alimenter la base de données et le système de traçage de RapidSMS, les agents de santé listent toutes les femmes en âge de procréer de leur village, puis indiquent celles qui sont susceptibles d’être enceintes. Ces dernières vont faire des analyses dans le centre de santé le plus proche de leur village. Celles qui sont enceintes sont inscrites dans une liste. Les volontaires notent ensuite toute anomalie de santé et indiquent la date probable de l’accouchement.
Un mécanisme simple mais qui a changé le destin de milliers de familles.

Source : IGIHE Avec Slate Africa

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